LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE DE LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES DES FORÊTS

POHON-KENARI

Dans le domaine de l’écologie forestière, on cherche des principes de gestion commun aux troi grand types de forêt ; tempérée, boréale et tropicale. Ces types de forêt diffèrent selon que l’on parle en terme d’hectares, de biomasse ou de production nette de bois exploitable.

Le nombre d’espèces vivantes dans ces forêt dûment répertoriées est de 1,4 ã 1,7 million mais une grande incertitude règne sur le nombre total d’espèces existantes sur la planète, les estimations variant de 10 ã plus de 50 millions d’espèces de plantes, animaux et micro-organusmes. La diversité biologique a des fonctions et une valeur économiques importantes. Elle est d’abord source de stabilité : plus il y a diversité dans les écosystèmes, plus grande est leur stabilité et leur productivité. Ainsi, climat, hydrologie et production alimentaire sont tributaires de cette biodiversité.

Depuis des époques très reculées les forêts tempérées et boréales forment une partie essentielle de l’environnement dans le quotidien des humains. Une agriculture de lisières ou de clairières se nourrit dans le manteau forestier, qui pendant les siècles médiévaux couvre le quart ou le tiers des territoires. Quel que fût le statut des communautés paysannes, il laissait place ã une facile exploitation des ressources de ce voisinage végétal. La liberté d’usage avait été constituée spontanément ou bien avait fait l’objet de reconnaissances ou de concessions provisoires. Le réservoir apparemment inépuisable de la forêt servait ã la construction des maisons et ã leur chauffage, mais aussi aux fortifications des bourgs formés et au revêtement des chemins, Partout, bien sûr, on pratiquait la cueillette et la chasse, la vaine pâture et le glandage.

De même que dans les forêts tempérées et boréales, on retrouve aujourd’hui des pratiques agricole dans les forêts tropicales. Les organismes internationaux ne prennent pas en compte les diversités régionales et interviennent en mélangeant les différents types de forêt tropicale sempervirentes et décidues. Les forêts sempervirentes sont les forêts des tropiques humides toujours verdoyantes parce que le renouvellement des feuilles se fait de façon continue. Les forêts décidues ou semi-décidues apparaissent  lã où existe une saison sèche marquée durant laquelle tou ou partie des arbres pendent leurs feuilles. Des espèces décidues peuvent apparaître également dans les stades de dégradation  des forêts sempervirentes. Ceci explique que les espèces commercialisables se comptent par centaines en Asie du Sud-Est et seulement par dizaines en Afrique et en Amérique tropicales, ce qui explique le coût élevé de l’exploitation forestière dans ces pays.

Les données statistiques permettant de juger les politiques forestières mondiales, montrent la relativité de la dépendance des pays du Nord par rapport  ã ceux du Sud. En effet, les exportations de bois scié des pays tropicaux ne représentent que 2,4% du total de la production mondiale des pays du Nord, seul le contre-plaqué a gagné une place significative puisque les exportations du monde tropical atteignent 34% de cette production. La dégradation des ressources naturelles dans les pays en développemnt peut atteindre des niveaux alarmants.

La protection de la forêt constitue un champ d’activité ã part, mais la préoccupation de l’écologie doit désormais  être pleinement intégrée dans chaque secteur de l’activité économique. On peut se poser alors la question de savoir comment, et dans quelle mesure, cette pénétration de l’écologie forestière dans la sphère économique influence les variables macro-économiques classiques, telle que le taux de croissance, le niveau de prix et l’emploi.

Dans le cadre des politiques de l’écologie forestière, les bénéfices doivent être  évalués avec quatre principes types de gestion :

a) Stimuler la prise de conscience et préciser la connaissance des phénomènes de détérioration de la forêt, en particulier au moyen des évaluations globales des pertes et des gains,

b) Influencer les décisions dans le sens d’une meilleure rationalité économique,

c) Fixer les choix, c’est-ã-dire déterminer de façon définitive s’il faut prendre telle décision plutôt que telle autre,

d) Justifier des décisions soit avant que le choix ne soit arrêté, soit après, afin de manifester le bien-fondé d’une décision déjã prise.

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